22 mars 2010
ARTICLE issu de la Brève hebdomadaire du CODIEC: "Double régression" au sujet des suppléances des enseignants
Jusqu’à maintenant les enseignants titulaires d’un contrat définitif qui voulaient rejoindre une autre
académie, par exemple pour suivre leur conjoint, pouvaient effectuer des suppléances à défaut d’être nommés sur un emploi vacant. Ou ils recevaient une allocation-chômage.
L’application des règles en vigueur pour les fonctionnaires aux maîtres contractuels modifie sensiblement
la situation. Désormais les enseignants ne sont plus en « suspension de contrat » mais « en
disponibilité »
.Il leur est désormais interdit d’effectuer des suppléances et ils ne peuvent plus bénéficier d’allocation-chômage. (*) Où est le progrès ?
C’est aussi une régression pour les établissements qui ne peuvent plus bénéficier des services de suppléants qualifiés et formés. Cela contraint à recruter indéfiniment de nouveaux suppléants non formés.
Cela va renforcer la pression et les inévitables frustrations des maîtres contractuels en demande d’intégration. Cette année, 70 maîtres du 1er degré demandent leur intégration dans le diocèse de Lyon, alors qu’il n’y aura quasiment aucune possibilité…. si on veut réserver des emplois pour les PE2 et les lauréats 2010. Pourquoi ces dispositions, désormais inscrites dans un décret, nous sont-elles imposées ?
Au coeur d’une année qui voulait revisiter les espaces de liberté, pour les 50 ans de la loi Debré, c’est un bien mauvais signal qui est donné.
G. de BAILLIENCOURT
(*) Cela ne s’applique pas aux maîtres qui étaient déjà en suspension de contrat.
académie, par exemple pour suivre leur conjoint, pouvaient effectuer des suppléances à défaut d’être nommés sur un emploi vacant. Ou ils recevaient une allocation-chômage.
L’application des règles en vigueur pour les fonctionnaires aux maîtres contractuels modifie sensiblement
la situation. Désormais les enseignants ne sont plus en « suspension de contrat » mais « en
disponibilité »
.Il leur est désormais interdit d’effectuer des suppléances et ils ne peuvent plus bénéficier d’allocation-chômage. (*) Où est le progrès ?
C’est aussi une régression pour les établissements qui ne peuvent plus bénéficier des services de suppléants qualifiés et formés. Cela contraint à recruter indéfiniment de nouveaux suppléants non formés.
Cela va renforcer la pression et les inévitables frustrations des maîtres contractuels en demande d’intégration. Cette année, 70 maîtres du 1er degré demandent leur intégration dans le diocèse de Lyon, alors qu’il n’y aura quasiment aucune possibilité…. si on veut réserver des emplois pour les PE2 et les lauréats 2010. Pourquoi ces dispositions, désormais inscrites dans un décret, nous sont-elles imposées ?
Au coeur d’une année qui voulait revisiter les espaces de liberté, pour les 50 ans de la loi Debré, c’est un bien mauvais signal qui est donné.
G. de BAILLIENCOURT
(*) Cela ne s’applique pas aux maîtres qui étaient déjà en suspension de contrat.
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